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Cinéma | Dans les salles en septembre 2018 - L'OMBRE D'EMILY

  • Photo du rédacteur: H-tag
    H-tag
  • 21 sept. 2018
  • 3 min de lecture

L'Ombre d'Emily est adapté de "Disparue", le premier roman de Darcey Bell publié en 2017 et qui s'est très bien vendu. Les droits pour la mise en chantier d'un film ont été achetés avant même la parution du livre. Peu de temps après, la scénariste Jessica Sharzer s’est attelée à son adaptation. Dès le début, elle a cherché à renverser l’intrigue de la femme en détresse, devenue un classique du film de divertissement : "On a vu beaucoup de ces histoires où on découvre tout à coup que le narrateur n’était pas fiable. Mais ce qui m’a plu dans le roman de Darcey, c’est qu’elle aborde ça différemment. Il reste profondément pince-sans-rire d’un bout à l’autre, et c’est surtout ça que je voulais montrer. Je tenais à ce que le film respecte les codes du genre, avec tout un tas de retournements de situation, mais qu’on le fasse de façon très consciente."



Date de sortie 26 septembre 2018

De Paul Feig

Avec Anna Kendrick, Blake Lively, Henry Golding

Genres Policier, Thriller

Nationalité Américain (1h 58min)


Le film :

Stephanie cherche à découvrir la vérité sur la soudaine disparition de sa meilleure amie Emily.



Avec le thriller L'Ombre d'Emily, Paul Feig s’éloigne des comédies grand public pour lesquelles il s'est fait connaître comme Mes Meilleures Amies, Les Flingueuses, Spy ou S.O.S. Fantômes. Le metteur en scène explique pourquoi il s’est intéressé à cette histoire : "J’adore jouer avec différents genres, casser les codes et tordre le cou aux clichés cinématographiques pour me les réapproprier. Lorsque j’ai reçu le scénario de L'Ombre d'Emily, je me suis dit : "Bingo !" C’est exactement ce que j’attendais. J’ai toujours beaucoup aimé les thrillers, si bien que j'avais hâte de m’essayer à ce genre. Stephanie est l’un des personnages que j’ai le plus apprécié de porter à l’écran."


Pour rendre le film plus intéressant visuellement, Jessica Sharzer a fait de Stephanie la blogueuse une "vlogueuse". Si le livre alterne les points de vue, la scénariste a décidé que ce personnage serait au centre de l’action et dans toutes les scènes. On suit donc son parcours, à mesure que sa personnalité de maman battante est confrontée à un déluge sans fin de soupçons, de catastrophes et de conflits psychologiques. Sharzer éprouvait une affection sincère pour le personnage de Stephanie : "Je l’adore parce que c’est une vraie geek par certains côtés. Elle se donne beaucoup de mal, et pourtant elle sait que les autres mamans se moquent d’elle. Ses seuls vrais amis sont ses followers mais ce ne sont que des amis de substitution. Elle se sent donc seule, hantée par ses erreurs passées ; c’est ce qui la pousse à tenter d’être une maman parfaite."


Pour renforcer le contraste entre humour et angoisse de L'Ombre d'Emily, Paul Feig a décidé de tourner le film à la manière d’une comédie enjouée au coeur d’une banlieue résidentielle, plutôt qu’un drame au réalisme cru, malgré toute la paranoïa et l’adrénaline qui se dégagent de l’histoire. Le réalisateur indique : "Dans ce film, les scènes les plus palpitantes se passent en plein jour plutôt que dans des pièces mal éclairées. Dans les banlieues résidentielles, on ne peut rien cacher derrière les murs blancs et les grandes fenêtres. On voit ce qui s’y passe, du moins en apparence. C’est ça qui est aussi intéressant."


Au sujet des costumes, confectionnées par Renée Ehrlich Kalfus, Paul Feig voulait que Stephanie porte des habits très colorés, une manière pour ce personnage de camoufler ses démons intérieurs. La chef costumière estime que les deux personnages principaux ont beaucoup plus de choses en commun qu’au premier abord : "Elles sont intelligentes et se réfugient derrière une sorte d’armure et cela a servi de ligne directrice pour leurs costumes. Le personnage de Stephanie se pose en mère pétillante qui vit en banlieue et fait tout elle-même. Sa garde-robe évoque donc son côté banlieusard et attachant mais ses tenues s’assombrissent à mesure qu’elle comprend ce qui se passe. Emily est tout le contraire et s’habille presque comme Paul Feig : en costumes pour homme extraordinairement emblématiques. C’est un style percutant que l’on a accentué. On espère qu’elles conservent toutes les deux leur part de mystère, car cette histoire parle justement du fait que les gens ne sont pas toujours tels qu’on les imagine.



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